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Aon Retirement and Investment Blog

Gestion du risque d’illiquidité des actifs non traditionnels

L’un des plus grands freins à l’inclusion de placements non traditionnels dans un portefeuille est l’illiquidité. Les investisseurs qui s’intéressent aux actifs non traditionnels doivent donc comprendre quel degré de liquidité est nécessaire à leur portefeuille et dans quelle mesure elle peut être fournie par les différents types de placement. Malheureusement, ce sont des choses qui ne peuvent être évaluées en suivant de simples règles pratiques et la proportion d’actifs non traditionnels qu’un investisseur peut détenir est établie de manière très individuelle. Il est essentiel de prendre en considération les trois points qui suivent lorsque vient le moment d’évaluer le niveau des actifs illiquides dans un portefeuille.
 

  1. Les décisions touchant la répartition des actifs illiquides devraient prendre en compte des tests de tension. En supposant que la principale préoccupation est de répondre aux besoins en matière de liquidité, la plupart des investisseurs institutionnels peuvent en tout temps tolérer que des stratégies illiquides s’appliquent à plus de la moitié de leurs actifs. Mais leur répartition cible ne devrait généralement pas être aussi élevée, car des événements extrêmes sur les marchés peuvent se traduire par des répartitions qui sont en fait beaucoup plus élevées que les cibles. Les répartitions cibles doivent être fixées à des niveaux plus bas pour éviter de se retrouver avec ce problème. Bien que cette idée soit bien connue, elle est souvent mise en œuvre en utilisant des modèles de rythme fondés sur des conditions normales de marché, puis en ajustant à la baisse les répartitions cibles aux actifs illiquides. Les ajustements sont habituellement effectués en partant suppositions quant à ce qui semble être raisonnable, d’où le risque qu’ils soient trop faibles ou trop élevés. Une meilleure façon d’établir les répartitions cibles pour les actifs illiquides consiste à faire subir des tests de tension aux modèles de rythmes et aux répartitions de l’actif afin de comprendre comment la liquidité du portefeuille évoluerait dans différents scénarios économiques. Les investisseurs pourraient ainsi déterminer s’il y a davantage d’engouement pour les actifs non traditionnels (ce qui améliorerait les possibilités de diversification et de rendement) ou s’il y en a moins (ce qui réduirait des risques inutiles au sein du portefeuille). 
  2. Il est essentiel de prévoir des entrées et des sorties de fonds dans des conditions de marché extrêmes. Dans le cas des régimes de retraite dont les cotisations sont plus importantes lorsque la capitalisation du régime est en baisse, ces entrées de fonds injectent des liquidités supplémentaires en période de récession profonde. Par contre, un fonds de dotation universitaire dans un contexte économique semblable pourrait connaître une réduction de ses cotisations (ainsi que des dépenses plus élevées). Dans ces exemples, le contexte économique a non seulement une incidence sur les actifs qui se trouvent déjà dans le régime, mais aussi sur les entrées de fonds futures. Les tests de tension devraient tenir compte des entrées et sorties de fonds du portefeuille qui varient selon le contexte économique. Pour un régime de retraite, par exemple, ces tests devraient souvent comprendre des projections de l’actif et du passif afin de comprendre quelle incidence les cotisations et les prestations futures auraient sur les stratégies avec des actifs illiquides.
  3. Les investisseurs devraient habituellement détenir moins d’actifs illiquides que ce dont ils sont capables. Parfois les meilleures occasions de placement surviennent au plus profond d’une crise financière et les investisseurs qui maintiennent la capacité d’ajouter des actifs illiquides seront en mesure de repositionner leurs portefeuilles afin de saisir ces occasions. C’est ce que nous avons observé en 2008, lorsque les investisseurs qui disposaient de réserves liquides en vue de l’ajout d’actifs illiquides ont pu saisir d’excellentes occasions. À l’opposé, certains investisseurs dont les répartitions en actifs illiquides avaient été les plus élevées par le passé et dont la capacité financière était dépassée, n’ont pu emboîter le pas. Maintenir la possibilité d’augmenter l’exposition aux actifs illiquides dans des conditions de marché extrêmes peut faciliter la gestion de portefeuille.
 
Afin de maximiser les chances de réussite pour ce qui est des actifs illiquides, les investisseurs doivent non seulement eux-mêmes comprendre les propriétés illiquides de leurs investissements, mais ils doivent également comprendre comment l’actif et le passif de leur portefeuille évolueraient lorsque les marchés financiers sont en difficulté. De plus, en périodes difficiles, même les principaux actifs liquides peuvent devenir illiquides (p. ex., certains types de crédit en 2008); il est donc important d’appliquer un test de tension à l’ensemble du portefeuille et non seulement aux actifs non traditionnels.

Nous avons récemment publié plusieurs livres blancs sur les actifs illiquides :

The information contained above is intended for general information purposes only and should not be construed as legal or investment advice. Please consult with your independent professional for any such advice. The blog content is intended for professional investors only.


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